PROLONGATION de MISS MOUCHE à BRUXELLES et PREMIERE SORTIE au CAMEO 2 de NAMUR
Suite au SUCCES de MISS MOUCHE à FLAGEY où le film a connu une formidable fréquentation dont certains jour où la salle était pleine, MISS MOUCHE sort dans DEUX autres SALLES à Bruxelles : L'AVENTURE et LE GALERIES.
NOUVELLE SORTIE en WALLONIE ce mercredi 8 février au CAMEO 2 à NAMUR.
COUREZ VOIR MISS MOUCHE cliquez link pour voir ce qu'en dit la presse
Voici les lieux et dates: au
Cinéma Aventure à Bruxelles à partir de ce mercredi 8
février 2012 :
Une séance par jour, tous les jours - 15h15
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Sortie au Cinéma Cameo 2 à Namur le 8 février 2012 :
Mercredi 8/02 - 18:30
Jeudi 9/02 - 20:45
Vendredi 10/02 - 12:00 et 18:30
Samedi 11/02 - 18:30
Dimanche 12/02 - 18:30
Lundi 13/02 - 20:45
Mardi 14/02 - 20:45
Mercredi 15/02 - 18:45
Jeudi 16/02 - 16:30
Vendredi 17/02 - 12:00
Dimanche 19/02 - 18:45
Lundi 20/02 - 18:45
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Diffusion au Cinéma Galeries (Galeries de la Reine, 28-1000 Bxl) le dimanche 12/2 à 10h, les mercredi 15 et 22 à 12h10 et le samedi 18 à 10h
DÉBAT "Ados spectActeurs?" ce dimanche 12/2
Le film Miss Mouche soulève une série de questions sur la place du multimédia dans les relations parents-enfants. Comment gérer la place des médias au sein de la famille ?
HIER SOIR j'étais invité par JEAN-LOUIS LECLERCQ au cabaret d'actualités "LES NOUVELLES DE L'ESPACE" au centre culturel de JETTE notamment à propos de MISS MOUCHE
C'était très drôle et tous les spectateurs dans la salle se marraient joyeusement. J'espère pouvoir vous en montrer bientôt un résumé en vidéo mais d'ici là, voici déjà la CARTE BLANCHE "clin d'oeil" que j'ai lu pendant ce spectacle, bonne lecture !
J’ai vraiment pas de bol, moi ! Pour une fois que je suis invité à venir me lâcher en public au cabaret "Les nouvelles de l'Espace" avec cette joyeuse bande d’agités du bocal , faut que je cale !
Que j’coince, que j’trinque, que j’grippe, que je chope la grippe.
Une grippe comme celle-là, elle ne vous prend pas en traitre, elle vous prévient à l’avance, elle se fait même attendre, que dis-je, elle exige qu’on vote pour elle avant de se présenter à vous sous ses meilleurs atours. Oui, elle est un peu narcissique, un poil matuvu, avec une bonne pincée de prétention contenue. Une vraie pimbèche qui aime tellement se faire désirer qu’elle exige toute une cérémonie pour qu’on la choisisse. La fameuse cérémonie des MA GRIPPE .
Celle qui vient d’avoir lieu ce WE, Samedi soir exactement !
Dehors , par moins 40 degrés au moins, les prestigieux invités glissaient sur l’illustre tapis bleu qui descend les marches comme sur un tobogan enneigé où toutes les robes longues des superbes invitées jouaient les chasse-neiges sous l’œil narquois des légions de photographes de presse qui se les gelaient à tapiner sur une croisette de pacotille imaginaire où trois stars et demi française étaient venues faire vitrine parmi la légion d’anonymes artisans qui fabriquent de leurs petites mains le cinéma belge au jour le jour, loin des feux des projecteurs, ou plutôt de l’autre côté des projecteurs, dans l’ombre des plateaux fauchés où l’on s’éclaire à la bougie pour économiser afin de pouvoir payer les cachets des vedettes de passage, censées aguicher le chaland, mais qui laissent néanmoins nos salles de cinéma déserte quand un film belge pointe son nez sur l’écran, à côté des salles bondées comme des seaux de pop corn quand passent les grosses productions pleine aux as dont le budget de promotion est plus important que le coût de production du film lui-même.
Ces petits artisans anonymes du cinéma belge, disais-je, qui agitaient de jolies pommes vertes artificielles sous le nez des officiels, ministres et autres majestés royales, pour rappeler que le ministère de l’emploi s’emploie, en ce moment même, à les virer en masse de leur statut d’artiste et de leur droit au chômage sous prétexte qu’ils ne sont pas des artistes, ou bien qu’ils n’exercent pas assez souvent leur art dans une communauté Wallonie-Bruxelles. Où est le lézard ?
Hé oui ! Il y a toujours des mauvais esprits pour venir gâcher la fête des heureux élus qui avaient reçu le carton d’invitation à cette extraordinaire cérémonie des Ma Grippe sponsorisée par une banque restée célèbre pour avoir ruiné la plupart des bons pères de famille du pays et avoir été vendue ensuite au rabais à la plus puissante banque française qui en avait fait le pari bas, pas si bas que ça d’ailleurs.
Bref, pour les courageux qui parviennent encore à me suivre dans les méandres torturés de cette carte blanche aussi fumeuse que nonchalante, digne d’un auteur en manque de Bla-Bla, je voulais juste vous raconter comment le cinéaste débutant que je suis a réussi à se taper un des Ma grippe tant convoité sans avoir le moindre film en compétition.
Dans un déluge de lumières et de champagne les Géants de Bouli Lanners et la Tête de Bœuf de Michael Roskam ont eu le triomphe modeste et digne face au Gamin au vélo de nos deux frères jambons palmés d’Ardenne mais aussi face à La Fée, le film de Abel, Gordon et Romy, les cinéastes les plus inventifs et rafraichissants de notre cinématographie communautaire qui paraît parfois si microscopique à l’échelle du cinéma mondial.
J’ai donc attrapé Ma grippe, en m’approchant de trop près de Mathias Schoenaerts, le "Ma grippe" du meilleur acteur, qui ne savait plus où donner de sa tête de bœuf au milieu des centaines d’admirateurs et de convives qui flutaient dans leur mains moites et chandon les bulles offertes par Christian Dehors qui était malgré tout rentré dedans, abandonnant à leurs tristes sort les statues d’artistes définitivement congelées sur les fameuses marches bleues devenues blanches. Sans me demander mon avis, Mathias me glissa son Ma grippe en main pour échapper à ses fans et s’enfuir au galop comme un voleur de chevaux, m’abandonnant lâchement à une marée humaine imbibée de champagne qui me terrassa d’une fièvre de cheval fatale. Cataclop, cataclisme, cataplasme !
Heureusement que la veille, vendredi soir, j’avais trouvé un remède de cheval pour Ma Grippe. Un Machin plaqué or en forme de moule qui était remis à la cérémonie des Machins, dans une salle de bistrot bondée de la capitale. Une cérémonie sans prétention, qui fleurait bon le cinéma belge, son artisanat plein d’inventivité et de spontanéité adaptés à ses budgets étroits, avec son humour décalé, son brin d’autodérision matiné de surréalisme pour échapper à la morosité et la grisaille de notre petit pays grelotant encore plus que d'autres hivers en ces temps de crise mondiale.
Une cérémonie sans prétention et pas du tout hostile à celle des Magrippe, juste un contrepoint humoristique, où Le Machin Standard & Poor's de la crise, dit « prix de l'oeuvre qui prend en compte notre pouvoir d'achat », fut remis aux frères jambons palmés Dardenne, pour être passés de la mobylette au vélo.
Ou, Le Machin de la réplique "Reviens gamin, c'était pour rire" qui alla à Jeanne Dandoy dans "Tête de Boeuf" pour la réplique "Tu travailles dans la viande? Tu dois faire beaucoup de barbecue alors?".
Quant à moi, tapi dans l’ombre, jaloux de ne pas avoir été nominé pour Miss Mioche à la cérémonie des Machins, je m’étais glissé dans la coulisse comme un trombonne. Quand Christelle Cornil reçu le Machin du service public, dit le prix du film du dimanche soir, décerné au film « Au cul du lot » de Pierre Duculoup, j’ai attrapé cette joyeuse comédienne par le fond de son « cul du lotte » et je lui ai dérobé sa victorieuse moule dorée et adorée pour venger ma chère Miss Mioche qui avait été oubliée par les organisateurs des Machins. J'espère que ce n'est que partie remise à l'année prochaine.
Bien m’en pris, puisque grâce à ce somptueux Machin , j’ai pu enfin chasser Ma grippe et me présenter à vous ce soir pour vous lire cette carte blanche aussi fervente que fiévreuse et vous clamez haut et fort : Vive le cinéma belge !
et de le conseiller à tous vos amis, pour cette dernière projection prévue à Flagey SAMEDI 4 Février à 20H00
Mona Jabé et Valérie Bauchau dans Miss Mouche (photo Thomas Delvaux)
Valérie Bauchau et Bernard Cogniaux, les parents de Miss Mouche. (photos Thomas Delvaux)